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Le panier de légumes encore victime des aléas climatiques

Cette année 2013...

...a été marqué par une succession de périodes climatiques difficiles et non sans conséquences sur la production de légumes.

Les pertes et les retards dans les productions ont été importants. Cette situation est d'autant plus catastrophique sur le plan économique qu'elle succède à une année 2012 déjà difficile.

 

Après une fin d'hiver maussade, le froid a fait son retour en mai. L'ensoleillement du printemps a été déficitaire, les déficits dépassent 30%.

 

bilan 2013 2Au mois de juin, alors que les cultures d'été sont déjà en place, on a pu observer environ une vingtaine de jours avec des températures inférieures à 20°C accompagnées de fortes précipitations et un cumul sur le mois d'environ 240mm (pour une normale locale de 120mm en juin).

De plus la durée d'ensoleillement pour cette saison a été particulièrement faible avec 7 jours à 0 heure et 11 jours à moins de 5 heures d'ensoleillement.

Or, toutes les cultures en place à cette période que ce soit en plein champ ou sous abri (aubergine, piment, concombre, tomate...) ont des besoins en températures et ensoleillement important pour assurer leur croissance. Pour la plupart d'entre eux des températures en dessous de 15°C bloquent la croissance, or la plupart des nuits sont descendus à ces alentours.

 

Le faible ensoleillement entraîne des baisses de rendement et un retard dans la production de fruits.

Les basses températures (plein champ et sous abri) ont une influence directe sur l'alimentation des cultures car elles empêchent une minéralisation correcte des cultures indispensable à une bonne croissance et fructification.

 

La combinaison de ces facteurs a entraîné des retards de croissance, des avortements floraux (perte de fruits) et un affaiblissement général des cultures entraînant une vulnérabilité accrue au parasitisme.

 

bilan 2013 3En plein champ, on a pu observer un engorgement en eau des sols plus ou moins importants selon la nature et la topographie des parcelles, non sans conséquence sur la dégradation des matières organiques dans le sol.

De plus les cultures ont subi des déséquilibres nutritionnels par lessivage des éléments fertilisants dus aux fortes précipitations. Cet excès d'eau a été fatal à de nombreuses jeunes plantations de fin mai et début juin en plein champ par asphyxie des racines mais aussi par l'attaque de certains champignons pathogènes du sol, très polyphages comme le Rhizoctonia Solanii qui s'attaque aux racines des cultures comme le piment lorsque ces cultures sont plantés en sols frais humides.

De plus, les déséquilibres nutritionnels affaiblissent les plantes cultivées.

 

En juillet, brutal changement de situation avec une augmentation de la température (26°C en moyenne) et surtout de fortes amplitudes thermiques (certaines atteignant 36°C), le tout combiné à une faible pluviométrie (31mm) et 23 jours sans pluie.

Des pertes sur les cultures d'été ont à nouveau été observées dues à plusieurs facteurs.

D'une part les cultures plantées en conditions de sols humides développent de faibles racines les rendant plus vulnérables et moins résistantes à la sécheresse.

D'autre part, ce réchauffement brutal des sols encore humides a déclenché l'apparition de champignons du sol comme le Phytophtora (plutôt sur solanacées) et le Sclerotium rolsfii

(très polyphages) causant de nombreux dégâts sur les cultures.

Le mois de juillet est aussi la période de mise en place des cultures (choux...) et des semis pour l'automne - hiver (carotte, navet...). Les fortes amplitudes thermiques ont bloqué la germination de certains semis comme la carotte, certains producteurs ont du ressemer plusieurs fois.

Les fortes températures et le déficit en eau après plantation limitent la reprise des cultures entraînant des pertes directes. Or cette période est cruciale pour le développement des cultures d'hiver car dès le mois d'août, les jours raccourcissant les cultures se développent moins bien et les semis et plantations trop tardifs seraient bloqués par les premiers froids automnaux.

 

bilan 2013 4Le mois de septembre plus clément et les plantations sous abri automnal ont permis des plantations dans de meilleures conditions, cependant ces cultures ne seront commercialisables qu'en fin d'hiver. Les surfaces sous abris ne seront sûrement pas suffisantes dans beaucoup de cas pour combler le déficit de production.

 

Les légumes de conservation ont aussi subi des pertes importantes, jusqu'à 50% sur la pomme de terre mais aussi sur les courges d'hiver. D'autres cultures (comme la carotte, betterave ...) qui sont mises en place en juin juillet ont de faibles rendements et sont parfois de petit calibre.

 

Le panier de légumes souffrira donc de l'ensemble de ces conséquences pour les périodes d'hiver et de printemps 2014, n'offrant bien souvent que peu de diversité. En espérant que la nouvelle année apporte des récoltes plus fructueuses !

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L'inter-AMAP Pays Basque en 2013

Le bilan

Ci-dessous, vous trouverez la liste des actions menées par l'inter-AMAP Pays Basque au cours de l'année 2013.

En téléchargement, le compte-rendu de l'assemblée générale qui s'est tenue le 7 décembre 2013.


Commission du Dedans

• ASUNAK 2011 : officialisation de l'association Inter-AMAP Pays Basque

• 420 adhérents à ce jour (paysans et acheteurs-mangeurs)

• Organisation ou Participation à de nombreux évènements :

o Rencontre des AMAP du pays basque en avril 2013 pour élaborer des propositions de modification de la charte AMAP (30 participants).

o Rencontre des relais AMAP Aquitaine (3 fois)

o MirAMAP : Adhésion au mouvement Inter-régional des AMAP (Fête de la transition Cluny mai 2013) et réunions téléphoniques.

o Mise en œuvre de la réhabilitation du verger d'Urt.

• Développement du réseau des AMAP au Pays Basque

o Aide à la création d'une nouvelle AMAP (Espelette)

o Animation du site internet (inter-amap-pays-basque.org) et diffusion régulière d'une lettre d'information

o Visite de 5 paysans en vue de leur intégration au réseau AMAP (Les sœurs RECA, Maider AZARETE, Jean-Michel ETCHEGARRAY, Jean-Claude AGUERRE, Sophie JAUDET)

• Accompagnement au respect de la charte

o Relation paysans et acheteurs-mangeurs

(Anglet / Hasparren / St jean de luz)

o Appui et entraide autour de projets de paysans (fin du dossier paysan boulanger)

A venir

• chantier de réflexion avec les agriculteurs en AMAP autour du respect de la charte AMAP

• recherche de financements complémentaires aux adhésions

• créations de nouvelles AMAP

• ...Et une inévitable recherche d'adhérents actifs autour du projet de l'Inter-AMAP Pays Basque

ag iapb 2013 1 ag iapb 2013 3

Commission du Dehors

• Participation à des projets et actions

o LURZAINDIA : Participation la création et à la

gestion d'un outil de protection de la terre agricole.

o EUSKO : Adhésion à Euksal moneta pour la mise en œuvre de la monnaie locale

o Intégration à l'assemblée pleinière d'EHLG

• Participation à de nombreux évènements :

o Ecovie (Biarritz)

o Journées du développement durable (Bayonne)

o Marché Equitable MEB (Bayonne)

o Aldaxka (Espelette)

o Asunak (Hasparren)

o Fête de la corniche (Hendaye)

o Alternatiba (Bayonne)

o Lurrama (Biarritz)

• Et plusieurs journées des associations (Mauléon, Hasparren...)

• Sollicitation et débats publics sur la question du maraîchage

o Rencontre de mairies et communautés de communes

o Participation à de nombreux débats (forum de l'économie sociale et solidaire)

A venir

• concrétisation de nouveaux partenariats

• ...Et une inévitable recherche d'adhérents actifs autour du projet de l'Inter-AMAP Pays Basque

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SOLIDARITÉ AMAPIENNES

Toujours et encore les bâches des serres à changer

N'hésitez pas a vous mettre en contact avec le GAEC Xotildeia a Armendaritz pour leur proposer un coup de main un jour de'hiver à la météo favorable . Vous ne serez pas déçu et reviendrez plein d'enseignement sur la vie de la terre ...

Vous appelez au 05 59 37 74 69 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Amapiens dans le vent !

ASCAIN Parking AMAP

Au petit matin , lundi16/12, deux vaillants Amapiens disponibles sont partis donner un coup de main à Jean Michel et Christine GAEC Xotldeia à Armendaritz , qui changent les bâches de leurs serres maraichères . Une belle fenêtre météo est nécessaire pour ce travail qui demande une équipe importante car la surface au sol de 1000 m² est plus étendue en couverture car en « 3 chapelles » , ce qui en cas de vent presente lors de manipulation des toitures bachées une prise au vent dangereuse .

 

Tout s'est bien passé malgré un vent de sud sud ouest qui nous a inquiétés , gênés , empêchés de faire plus d'une chapelle de serre (mais complètement ) au lieu des trois prévues . Excellent pour muscler mains et bras , Avis aux amateurs ! Laissez vos altères et tirez sur les bâches prises dans le vent du sud ! Le tout fait dans le vent, la bonne humeur et coupé d'un repas Pantagruellique préparé par Marie . Honneur à elle !

 

Après une journée ainsi remplie on se dit que le travail des maraîchers est plutôt athlétique et incessant et polyvalent :

printemps /été/automne :des semis aux plantations aux cultures et recoltes a la vente amap et marchés ....

automne/hiver : l entretien de l 'exploitation travaux de la terre ...

Oufff...............sans parler des comptes et de l 'administration ...

 

Retour au clair de pleine lune traversée d'un renard dans son habit d'hiver ...

 

SYLVIE BEIGBEDER

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Semences de ferme interdites de facto

Paysans transformés en contrefacteurs

Le Sénat a voté à l'unanimité le 20 novembre 2013 une loi contre la contrefaçon qui s'applique aux semences et aux paysans (et plus tard, c'est sûr, aux jardiniers), transforme les paysans en contrefacteurs, et interdit de facto les semences de ferme.

 

semences fermieres 1Le lendemain, le Sénat en a remis une couche en votant un accord international sur le brevet qui fait à son tour de tout agriculteur qui utilise ses propres semences un délinquant dès que ses cultures sont contaminées par des gènes brevetés, et permet là aussi la saisie de sa récolte.

 

C'est gravissime !

 

Quand on regarde la discussion et les votes au Sénat, on se pince. 5 groupes de sénateurs sur 6 avaient repris l'amendement du collectif "Semons la biodiversité", excluant les semences et les paysans du champ de la loi contre la contrefaçon. Et puis tous l'ont retiré sur simple promesse qu'on en reparlerait plus tard, alors même que le texte de loi en train d'être voté criminalisait les paysans et permettait aux firmes de leur envoyer la police.

 

Un essai d'explication de ce qui vient de se passer, de ses conséquences et de son sens est ici :

Paysans transformés en contrefacteurs, semences de ferme interdites de facto

 

semences fermieres 2La bataille n'est pas finie : cette loi va repasser à l'Assemblée Nationale en Février. Une loi pour l'avenir de l'agriculture sera votée en janvier. Et un nouveau règlement européen des semences soumis en janvier au Parlement européen. A chacun d'agir pour que les élus se réveillent ou se ressaisissent.

 

A nous aussi d'être de plus en plus nombreux à semer pour résister, à défendre concrètement les semences paysannes et fermières en les faisant vivre dans les jardins et dans les champs. Ils ne pourront pas mettre des policiers derrière tous les paysans et tous les jardiniers...

 

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